Mardi 25 mars 2008
 

     Ce soir, l'envie me prend de cracher un peu de mon venin. Le texte qui suivra n'aura sûrement rien à faire entre Céline et les Droits de l'Homme. Mais il me semble que cet espace est le mien. Et je n'ai pas de logique.

     Peut-on parler de l'homme, du mâle, sans être franchement choquant? Je n'y crois plus. Enfin quoi? Je ne l'ai pas choisi! Du cul et de la bière, voilà ce à quoi nous pouvons nous limiter. Je vais apporter de l'eau au moulin des féministes là... Qu'importe! Si elles savaient à quel point leur combat est inutile:
"Aujourd'hui les femmes doivent se présenter aux élections, devenir responsables de grandes entreprises, au lieu de tout simplement diriger le monde d'un battement de cils, comme elles daisaient auparavant"
P.J  O'Rourke

     Revenons à nous, ce soir, je vais briser les rêves de préciosité qu'entretiennent certaines greluches.
Après tout même le prince charmant fait caca... Il y a encore un an, il fallait être métro-sexuel pour plaire. Maintenant, il faut être rasé comme Chabal. Comme si elles s'étaient rendues compte que nous civiliser était peine perdue.
Il est amusant de voir comme tous nos sentiments s'envolent dés la premiére éjaculation:

''Tu m'aimes?
-Mais oui je t'aime bien, vas te laver les dents...''
...

     J'imagine certaines de mes amies en train de soupirer à la lecture de ces mots. De ces vierges encore pleines de rêves et de frustrations, qui bavent devant le bêllatre de service mais qui restent toujours sur la touche, parce que le dit bellâtre n'est pas sur la même longueur d'onde. Parce qu'il préfère Stessy! Stessy a tout compris. Stessy porte une mini-jupe. Le T-shirt de Stessy est trop petit. Stessy est trop bonne pour toi. Pour toi, pas pour moi...

     La peur. Voilà ce qui les définit. Elles ont peur. Peur de nous, peur d'elles-mêmes. Comment leur en vouloir? La publicité les a persuadé qu'il fallait être anorexique pour que nous les regardions, MTV qu'elles ne devaient pas penser. Dans ce contexte il n'est pas étonnant qu'elles n'aient aucune confiance en elles.

     Là où nous, les mâles, avons été géniaux, c'est en leur faisant croire que nous pourrions nous passer d'elles. Mais chut, je suis en train de tout gâcher.
Alors mesdemoiselles, voulez-vous un conseil? Posez-vous. Respirez. Acceptez-vous, acceptez-nous. Allongez-vous et laissez moi faire.

Mes excuses.

Par Guillaume - Publié dans : Divers
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Mercredi 19 mars 2008

     Mardi soir, sur I>TV, Jack Lang était l'invité de Thomas Hugues dans l'émission ''C'est vous qui le dites.'' Aprés les impressionantes perfomances de langue de bois, l'invité, à quelques secondes de la fin, devint particulièrement intéressant. Interrogé sur l'appel au Boycott des J.O de Pékin, il remarqua que cet appel avait de bon d'amorcer la médiatisation de la contestation des pays occidentaux vis-à-vis de la Chine. Ce qui est incontestable.

     J'ai déjà pris postition, je suis contre ce boycott, cf l'article ''Agir?'' J'ai écrit celui-ci après avoir vu Robert Ménard, secrétaire général d'RSF, appeler au Boycott sur I-TV. Ce fut la première et dernière fois que je voyais l'ONG diffuser cet appel. Les médias ont suivi, moi aussi... Or, sur leur site internet, "http://www.rsf.org/" il n'est presque jamais question de ce boycott. De plus, il m'a semblé étrange qu'RSF intégre dans sa campagne des personnalités hostiles au Boycott, ce que j'ai pris pour une remarquable ouverture d'esprit et que je comprends autrement désormais.
                             undefined (Robert Ménard)

     Car vient cette question: Reporter Sans Frontières veut-il vraiment le Boycott? Après tout, s'il y en a qui savent parfaitement manipuler les médias, ce sont ceux qui protégent les médias. RSF, voulant jouer sur l'aspect symbolique très fort du boycott, n'a-t-il pas simplement voulu que la mobilisation commence dès maintenant?

     Etrange société, où les véritables motivations sont dissimulées. Dangereuse société. Lorsque RSF me manipule, il n'y a que mon égo qui est atteint. Quid d'une autre organisation? Plus puissante, plus dangereuse? Soyez vigilants, ne prenez jamais ce qu'on vous donne sans réfléchir, deux fois.

Chapeau bas RSF, j'me vengerai...

 

Par Guillaume - Publié dans : Divers
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Dimanche 16 mars 2008
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     Le 6 Mai dernier, un petit bonhomme de 53ans s'est payé le luxe de présider la république française pour 5ans au moins. Et ce grâce à une campagne basée sur "le pouvoir d'achat". Ce même pouvoir d'achat, aujourd'hui en berne, est au milieu de toutes les intentions. Au point que le parti socialiste, démontrant une nouvelle fois son imagination débordante, articule sa campagne municipale autour de "la hausse du pouvoir d'achat". Aujourd'hui, chaque J.T en parle. Le pouvoir d'achat est au centre de tous les débats politique. C'est amusant de voir comme parfois certains termes nous semblent si commun que nous ne nous posons même plus de questions sur le sens de ces mots. Aprés tout, le pouvoir d'achat, tout le monde en parle, mais personne ne l'explique. Et pourtant...

Alors qu'est-ce que le pouvoir d'achat? Réponse:

pouvoir d'achat locution nominale - masculin ((pouvoirs d'achat))

1. économie valeur réelle, en marchandises et en services, que représente un revenu

  • calculer le pouvoir d'achat des salariés

Microsoft® Encarta® 2007. © 1993-2006 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

 

     Simplement, le pouvoir d'achat correspond à la quantité de biens (ou de services) que vous pourriez vous procurer grâce à votre revenu. Un exemple très simple, imaginons que votre salaire tourne autours d'1millions d'euros par an. Si vous décidiez de ne plus dépenser que pour vous procurer le minimum vital, c'est-à-dire les gâteries de votre call-girl favorite: Le coût d'une fellation étant fixé à 25euros, votre pouvoir d'achat serait de:
1 000 000 000/ 25= 40 000 pipes par an. (Ce que les croyants appellent le paradis.) 

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     Le pouvoir d'achat est proportionnel a l'augmentation des revenus et inversement proportionnel à l'augmentation des prix.

     Cette équation démontre le fait que lorsque Nicolas, alors simple candidat à l'election présidentielle, prétend qu'il sera «le président du pouvoir d'achat», il tombe dans la plus pure démagogie. En effet qui oserait affirmer qu'il peut, à la tête d'un pays en déclin comme le nôtre, avoir une influence sur l'augmentation des prix ET sur les revenus moyens. Le pouvoir d'achat est une notion prenant en compte bien trop de facteur pour que quiconque, fusse-t-il président du pays des droits de l'Homme, ne puisse prétendre à le dompter. Cette démagogie est aujourd'hui du coté du parti socialiste, qui prétend réussir l'impossible mieux que Sarkozy. 

     Autre aspect, pour le moins paradoxal: Notre pays n'a pas intérêt à voir le pouvoir d'achat de ses résidents augmenter. Ce qui s'explique par deux facteurs:

  1. Actuellement, le surplus de pouvoir d'achat serait investit dans des produits secondaires(informatique, electronique etc...), et non dans les produits de première necéssité(nourriture, eau...).

  2. La mondialisation.

     Encore une fois, usons d'un exemple: imaginons que le gouvernement français se laisse aller à tenter le Fordisme: Dans le but de relancer la croissance française, il accorde un ''cadeau'' à chaque français, et voilà que vous recevez 400 jolis euros dans votre boîte aux lettres. Qu'en faites-vous? Moi je cours acheter une PS3, ou un PC portable. Invariablement de marque étrangère. Que voudriez-vous acheter de français aprés tout? 
La mondialisation aidant, le marché des loisirs est tenu par des entreprises étrangères (Sony, Microsoft, Toshiba...). Ainsi, en France, booster le pouvoir d'achat, c'est booster l'économie Américaine ou Japonaise. Et c'est le manque de compétitivité des entreprises françaises qui est à mettre en cause, mais c'est un tout autre débat. 

     Mais l'aspect le plus fascinant, en mon sens, de l'omniprésence du pouvoir d'achat dans le paysage politique français réside dans la rupture qu'elle annonce. Je m'explique.
Bien que les besoins populaires ont toujours été au centre des campagnes présidentielles (insécurité en 2002) le reste des confrontations politiques résidait dans la confrontation des idées. Et, plus largement, des convictions de chacun. Cela menait à des comparaisons de concept (communisme, socialisme, nationalisme etc...) Mais notre adhérence à ces concepts correspondait plus à notre besoin d'idéal qu'à nos préoccupations quotidienne: Nos choix politiques s'articulaient autours de la question '' Quelle est la meilleure des sociétés?'' En sommes, nous pensions.

     Le fait est qu'aujourd'hui la politique soit une question de pouvoir d'achat a de cela dérangeant que désormais, nous, le peuple, ne sommes plus considérés comme des êtres pensants mais comme des consommateurs. Non plus avides d'avenir, mais affamés du renouvellement perpétuel de notre forfait SFR et de la croissance de la diagonale de notre écran plat. Nous sommes tout simplement devenus les clients d'une économie de marché aux relents de démocratie. Démocratie dans laquelle la première insoumission sera avortée par des bons d'achat à utiliser dans votre hypermarché le plus proche. Ce que nous voulons? Du pain, et des jeux.

''La société de consommation a privilégié l'avoir au détriment de l'être.'' Jacques Delors

     Ce raisonnement ne tiendra plus dés lors que l'augmentation du pouvoir d'achat sera devenue vitale. Autrement dit lorsque que notre société aura engendré un état de précarité tel que le français moyen n'aura même plus de quoi se procurer les produits de première nécessité. Alors, faute d'acheter et le ventre vide, nous nous remettrons à penser. A moins qu'il ne soit trop tard. Une époque formidable...

Par Guillaume - Publié dans : Société
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Mardi 11 mars 2008
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     Avez-vous déjà vu cette affiche? (Question purement rhétorique ne répondez pas...) Elle est diffusée par l'ONG "Reporters Sans Frontières", qui s'occupe généralement de la liberté de la presse à travers le monde, mais aussi de la défense des Droits de l'Homme. Une association dont la vertu est incontestable. Il paraît qu' "On ne tire pas sur les ambulances", alors regardez bien... Revenons à l'affiche. Elle symbolise le mépris de la Chine, organisateur des Jeux Olympiques de 2008, envers les droits fondamentaux: libertés d'expression, d'organisation, de la presse...etc. Parfait, il est salutaire de le rappeler. 
RSF, par cette campagne, diffuse un autre message: un appel au boycott des J.O de Pékin 2008. Cette idée est à classer dans une catégorie bien particulière, que j'ai nommé "Idée irréfléchie de merde". Irréfléchie parce que le génie ayant cet appel (sûrement un ponte de RSF) a tout simplement démontré sa spontanéité. Dés lors qu'il a appris que les J.O se tiendront au pays du soleil levant, sa réaction première fût le rejet, suivie d'un appel au rejet. En réfléchissant un peu plus, peut-être se serait-il rendu compte que ces Jeux Olympiques sont une opportunité que le boycott risquerai de gâcher.

     Ce soir, je fait dans le concret. Un peu de pragmatisme, bordel! Simplement, une référence au passé.
Pouvez-vous me citer, de tête, un seul boycott des J.O? Si oui, vous êtes très fort! Ou en Terminale: 
-1956, Boycott des J.O de Melbourne, en Australie. L'Espagne, les Pays-Bas et la Suisse protestent ainsi contre les répressions de 1956 en Hongrie; L'Egypte, le Liban, l'Irak et la Chine en font de même, mais en réponse à l'action militaire Franco-britannique visant à récupérer le canal de Suez (Egypte)
-1976 J.O de Montréal, Canada, Boycottés par 32 pays africains dénonçant l'apartheid en Afrique du sud.
-1980 Boycott des J.O de Moscou en URSS par 35 délégations occidentales en protestation à l'invasion de l'Afghanistan par les cocos.(Programme d'histoire de Terminale.)
Jusqu'à preuve du contraire, ces trois boycotts n'ont pas marqué l'histoire, dans le sens où nous n'en parlons plus aujourd'hui. A contrario de ceci:

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     1936, Les 11éme Jeux Olympique d'été ont lieu dans l'Allemagne nazie des années 30. A la veille de la seconde guerre mondiale, les dirigeants du 3éme Reich entendent, par ces Jeux, démontrer la supériorité de la "race arienne". D'un genre plutôt pâle.
Le 13 août 1936 à 14 heures, Jesse Owens, pulvérise le record olympique du 100m et la propagande hitlérienne en 10secondes et 30 centièmes. Avant la fin de ces J.O, l'athlète noir américain décroche 3 autres médailles d'or. En saut en longueur avec un bond de 8m06 (record olympique); au 200métres (20 secondes et 7centièmes, record olympique et mondial) et au relais 4*100métres (39 secondes et 1dixiéme, un record olympique et mondial qui tiendra 20ans).
En squattant la plus haute marche d'un podium olympique quatre fois en un Jeux, Jesse Owens établit un autre record, record qui ne sera égalé qu'en 1984 par Carl Lewis aux J.O de Los Angeles.

Et de cela:

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     1968, Mexico. Tommie Smith et John Carlos, respectivement médaillés d'or et de bronze au 200m, montent sur le podium en chaussettes. Le poing ganté de noir et la tête baissée. Ce geste de protestation dénonce la précarité afro-américaine et symbolise l'unité du peuple noir face au racisme Etats-Unien.

     Ces deux coups d'éclat resteront gravés dans la mémoire collective. Elles sont devenu simplement légendaires. Ce sont des symboles, des modèles, qui ont marqué à jamais l'histoire du sport. Elles n'ont pas modifié le cours de l'histoire en elles-même, mais on été une source de convictions pour les générations futures. Et il est temps de s'en inspirer une nouvelle fois.

Pas de Boycott. juste un plan, très simple, en trois étapes:
1) On va à Pékin.
2) On fout une monstrueuse branlée aux bridés, histoire de gagner en légitimité.
3) On ouvre sa gueule: on n'hésite pas à tenir un discours politiquement dérangeant pour le gouvernement chinois. A poser les questions qui dérangent. On parle des Droits de l'Homme, de liberté.
3bis) On informe. Il ne doit pas y avoir que Gérard Holmes à Pékin. La chine doit être envahie de journalistes d'investigation, qui analyseront de l'intérieur le système chinois, qui tourneront reportages sur reportages à propos du Tibet.

     Nous avons une occasion, en or, de faire en sorte que ces Jeux Olympiques ne deviennent bien plus qu'une rencontre sportive, mais qu'ils soient le fer de lance d'un mouvement international de contestation envers la dictature chinoise. Ne la laissons pas passer. Tout comme Jesse Owens, Tommie Smith ou John Carlos, agissons.

N.B: Récemment, le gouvernement américain a rendu légal le supplice de la baignoire( Méthode d'interrogatoire mise au point par l'inquisition espagnole au XIIéme siècle) et pratique la peine de mort. Une telle contestation aurait-elle eût lieu si les J.O de 2008 se seraient passés à New-York? Vous avez dit hypocrisie?

Par Guillaume - Publié dans : International
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Lundi 18 février 2008
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     Dans l'article précédent, je me suis mis à faire des propositions afin de régler le problème des banlieues difficilles. Voyons! Il y a de plus grands chantiers auxquels je peux contribuer! Sur le plan politique, la mode est à la rupture. Aussi, Tant il est vrai qu' "Etre dans le vent est une ambition de feuille morte"(Kundera), je vais travailler à l'ancienne: une bouteille de Bergerac cuvée "des comtés" 2005, moins de 2euros à monoprix, à consommer de préférence avant le 16/05/09. En somme, un vin qui file la syphilis. In vino veritas! Dit l'adage. Voici la démonstration par l'absurde qu'in vino il y a beaucoup de conneries aussi.
Ceci est la fidéle transcription d'une feuille de brouillon retrouvée au lendemain d'une beuverie. Elle portait l'en-tête suivant:

Propositions de réformes visant à sauver la France d'une noyade dans sa propre glaire, "comme l'a fait Grégory Lemaréchal."
1) Désormais la majorité est atteinte à 54ans, les mâles n'atteignant pas cet âge ne seront pas appelés garçon(parce que si t'enlèves la cédille..) mais Gaston, parce qu'il n'y a pas de cédille dans Gaston, l'autre pourra enfin fermer sa gueule.
2) Suppression immédiate de la "journée de la femme". Seules les plus intelligentes comprendront en quoi cette décision est un grand pas vers la parité.
3) Tout [grosse tache rouge, illisible.]
4) Dans un soucis de reconnaissance, tous les gastons qui: 
   a)Ne sont pas d'accords avec moi, ou 
   b)Que je n'aime pas  
Seront condamnés à porter une chemise mauve. 
Seront épargnés par cette mesure: 
   a)Les mêmes sur qui on tape toujours (Comme ça on ne pourra pas dire que l'on tape toujours sur les mêmes) 
   b)Ceux qui n'ont pas de bras.
5) Concernant les gastons portant une chemise mauve par choix, à savoir : Les bobos, les artistes contemporains, les connards de la Star Ac', ceux qui sont assez con pour oser affirmer que "Les infos c'est pour les pauvres", ceux qui ont un réel probléme et BHL. A ceux-là, on leur cassera la bite.
6) Il sera obligatoire aux auteurs de lire leurs livres avant de les publier, pour qu'ils se rendent bien compte de ce qui est publié sous leur nom.
6)bis Il sera obligatoire pour tout "chanteurs" français d'écouter leurs disques avant de les sortir, pour qu'ils comprennent bien les raisons du téléchargement illégal.
7) Le nouvel emblème de la nation n'est plus le coq, mais Yoshi.
8) Afin d'éradiquer l'hypocrisie latente de notre nation, il ne sera plus gravé "liberté, égalité, fraternité" sur le fronton de nos mairies mais "L'amour, c'est l'infini à la portée des caniches. (Céline)".
9) Ma chérie je t'aime je suis fou de toi reviens!
10) Toute personne permettant ou encourageant la vente de vins aussi mauvais que celui que je suis en train de boire sera condamnée à porter une chemise mauve, même s'il n'a pas ou plus de bras.
11) Il ne sera plus toléré qu'un chef d'état masque son incompétence et son inutilité derrière un mannequin d'un mètre 80 à la liste de conquêtes longue comme le bras.
12) Bon, alors là, hein! C'est vachement important: Cali... FERMES TA GUEULE!
 
 
Mes excuses.
Par Guillaume - Publié dans : N'importe quoi
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Mardi 12 février 2008

     Ce soir, je vais perdre votre estime. Ou tout du moins achever le peu de respect que vous auriez pu avoir envers moi. Car ce soir, je vais plaider coupable du plus grand des crimes! Je vais aller à l'encontre de ce que je suis. Je vais renier mes propos, je vais faire l'homme politique... Je vais raconter ma vie dans un blog. "Pendez-le! Salaud!" Mais! Chers bourreaux qui lisent ces mots, accordez-moi le privilège de commettre le crime dont on m'accuse! Voici les dernières paroles d'un condamné: je vais vous raconter une anecdote, une rencontre. Usuellement, je répugne à déballer ma vie sur ce genre d'espace. Mais dans ce cas bien précis, mesdames et messieurs les jurés! On me trouvera, peut-être, des circonstances atténuantes...

     Je plante le décor: Un arrêt d'autobus, devant le club de sport d'une ville où il fait froid. Alors que je sors de ce club, les cheveux mouillés par la douche(détail important!) je me dirige machinalement vers l'arrêt d'autobus pour y attendre mon carrosse: Une clio III conduite par un proche qui devrait me reconduire a casa. Or, l'abribus sus-nommé se trouve être habité par une population autochtone des plus exotiques: Cheveux courts sous une casquette Lacoste, survét' de la même marque, air patibulaire travaillé devant le miroir. Ils sont 4 ou 5, pas des gens très recommandables en somme. Dans ce genre de cas, il n'y a pas à hésiter: Ils sont plus que toi, ils n'ont rien à perdre, ils sont bourrés, tu gardes profil bas. J'attends quelques mètres plus loin, je ne sors ni mon portable, ni mon lecteur mp3. Et je range ma montre dans la poche intérieur de ma veste. J'attends. Ils me parlent, merde. Ils m'interpellent, je ne réponds pas. Il y en a un du lot qui s'approche de moi, et me voila au pied du mur. Je ne peux plus l'ignorer.
-Hé garçon, c'est quoi ton sac? 
Drôle de façon d'entamer une baston... Soutiens son regard, si tu baisses les yeux, c'est fini. Restes sur tes gardes... Mais il n'y a pas non plus lieu d'être désagréable.
-C'est une housse... Pour y ranger des fleuret, c'est pour l'escrime, j'en fais ici.
-Ah ouais? T'en fais là? Et y'en a dedans des...
-Des fleurets, c'est comme une épée. Non je les ai laissé au club.
Ses potes rappliquent. Génial. Plus on est de fous...
-Nan arrête tu fais pas de l'escrime tes cheveux sont mouillés t'es allé à la piscine ouais!

     Je ris, tout simplement. Ca m'a fait marrer, c'était dit sur un ton naïf. Je me détends, je lui montre la salle. Les autres ont l'air... On ne va pas dire "intéressés"... Disons qu'ils ne pensaient pas trop à me casser la gueule. On continue de parler, de choses et d'autres. Le film Destination Finale par exemple. La tension se relâche, pour un temps. Je reste vigilant, combien de temps avant que l'un d'entre eux ne me demande si je peux lui prêter mon manteau? Mon "taxi" sera là d'une minute à l'autre. Il faut gagner du temps. Un peu d'audace! J'ai une idée, c'est quitte ou double: je leur parle politique.

-Vous habitez dans Hénin-beaumont?
-Ouais, pourquoi?
-Vous êtes majeur non? Vous avez 18ans?
-Moi j'ai 17, lui 19, l'autre là bas 18 et lui 44.
-Il faut voter cette année, c'est important pour une fois!
-T'as crus toi? On s'en fout!
Ma faute. Je suis trop con, pourquoi je leur sors ce genre de discours? Le vote, ça ne leur parle pas. La citoyenneté, pour eux, ce ne sont que des cours qui remontent au collège. Ils ne savent même pas ce que "démocratie" signifie. Il ne faut pas leur parler de concepts, mais de concret. 

-Mais non, il faut. Vous savez qui veut être maire ici? Marine le Pen, la fille de Jean-Marie le Pen.
-Ouais je le connais lui c'est un bâtard!
(Parfois les analyses politiques les plus pertinentes viennent de là où on ne s'y attend pas.)
-Ouais mais tu sais pourquoi faut pas voter pour elle?
Un blanc... Ils la haïssent, mais ils ne savent pas pourquoi.
-Bon, déjà, elle est raciste. Les beurs vont pas pouvoir sortir de chez eux sans être contrôlés par les flics si elle gagne.
-Ils le font déjà...
-Euh... Enfin y’a pire! Vous faites parti d'une association? Vous faites du sport ou autre chose?
-Ouais moi, mes frères aussi. On fait du foot.
-Tu vois Marine elle fait parti du "front national". On dit le FN. C'est un parti politique. Euh... Ca veut dire une bande de trous du cul qui pensent comme elle. Bon, et à chaque fois qu'un mec du Front National devient maire d'une ville, il arrête de donner de l'argent aux assoces pour avoir plus de flics dans sa ville.
-Putain! Sérieux? J'savais pas! Meeerde. Ben alors dans les villes comme ça ils ne font plus de foot??
-Pas forcément, mais c'est parce que c'est dans les villes du sud qu'il y a beaucoup de maires du FN. Et dans le Sud ils ont assez d'argent pour que les assoces survivent. Mais dans une ville pauvre comme Hénin-Beaumont ça marchera pas.

     Je continue comme ça pendant 5 minutes. Je leur parle des dérives du FN, de son coté xénophobe. Je leur parle des grands rappeurs qui se sont opposé à Jean-Marie Le Pen. Et enfin je leur explique que ce sont eux qui peuvent empêcher cela. Je leur explique ce que le mot "Démocratie" signifie, que pour une fois ce sont eux qui on le pouvoir. Et pas tous ces "menteurs en costards qui ne font que des promesses". Ils écoutent. Forcément, ça devait être la première fois qu'on leur parle comme ça: Sans les prendre pour des merdes et surtout en leur montrant qu'ils sont important. Ce n'est même pas de la valorisation à mes yeux, c'est juste leur expliquer la place qu'ils peuvent avoir. Ils comprennent. Alors, pendant un instant, j'ai eu honte. On ne parle pas exactement le même langage, on n'écoute pas la même musique et on ne lit pas les mêmes magazines. Mais rien de tout cela n'excuse mon sentiment premier: cette tendance à les exclure, à ne pas me mélanger à eux. Nos différences n'excusent en rien mon comportement, mais ma peur l'explique.

     Alors pourquoi? Pourquoi suis-je le premier à leur parler de ça? Et ce mouvement de recul au moment où je les ai vu, ne vient-il pas de mes préjugés? Qu'est-ce qui peut provoquer un tel sentiment de méfiance vis-à-vis de ce "type" de personnes? Qu'est-ce qui peut mener à l'exclusion sociale de tout une catégorie de population? Image, comportement, dédain, prétention, peur, lâcheté et cetera... Mais je parle encore de moi. Stop, parlons d'eux.

     Bien sur, nos préjugés ne viennent pas du néant. Ils viennent de TF1. Entre autre... Ils viennent des chiffres aussi: Ceux de la délinquance. De l'actualité: Les émeutes de 2005, celles de novembre dernier. Des labels "Produit de Banlieue"; "Bad boy"; "Wech regarde je montre les dents j'suis un méchant". Ceux-la même qui confèrent à n'importe quel rappeur médiocre une espèce de légitimité qui le fera figurer en haut des charts.(Phénomène d'autant plus efficace lorsque ledit rappeur n'a jamais mis les pieds dans une cité et qu'il passe ses nuits dans les quartiers bobos de la capitale). Du racisme aussi, de cet amalgame, terrible! Celui qui est fait entre l'immigration et les problèmes de banlieue. (Amalgame que notre monarque Sarko fait et refait. cf interview à l'Elysée de Décembre dernier) Tout ce qui vient d'être cité est une partie du problème. Car problème il y a, personne ne peut le nier. Et c'est maintenant qu'il faut réfléchir. C'est maintenant qu'il faut cracher sur nos préjugés et nous interroger: Pourquoi?

     Qu'est-ce qu'un Wech? Pour faire simple: Casquette, survet', langage étrange, manque de respect revendiqué pour tout, échec scolaire. Ce qui me choque c'est qu'ils savent que ces choix les excluent de la société. Et que cela ne fait que les conforter dans leur attitude. Comment expliquer cette mise à l'index volontaire? Le coupable en image:  undefined
     Et là, il y a tant de choses à dire. A commencer par l'état de ce qu'on appelle les "quartiers d'habitat sociaux", comprenez les ghettos. Des piaules délabrés, vétustes, dans un cadre immonde: les tours. Conçues comme des "solutions provisoires" dans les années 70, ces logements sociaux se sont provisoirement éternisés et, les générations se succédant, ont dépérit. Ils abritent aujourd'hui 12 millions de Français. Je n'insisterai pas plus sur ce point. Je n'ai pas vécu dans une citée HLM et n'ai mis les pieds dans aucune d'elles. Et je considère que je n'ai pas à parler de ce que je ne connais pas. Malgré cela, je viens d'une primaire classée ZEP (Zone d'Education Prioritaire) et le bus que je prends chaque matin est rempli de "Bac Technologique" et d'autres filière majoritairement "choisies" par la "France d'en bas" (J'ai horreur de ce terme...). Parfois, le dialogue se noue. C'est pourquoi je me permets de vous parler ici d'un problème dont j'ai pu mesurer l'étendue: L'accès à la culture.

     Je suis persuadé d'une chose: si un homme ne peut mettre de mots sur sa rage, alors il devient fou, cela s'applique à tous. Et "mettre des mots sur sa rage" implique une culture, même basique. De ce point de vue, l'état, et en particuliers l'éducation nationale, a échoué. On a laissé se créer des générations entières de sous-cultivés, de jeunes qui ne peuvent comprendre notre monde, car ils n'en ont pas les clés. Fait révélateur: c'est dans les banlieues que la majorité des enseignants du secondaire vivent leurs premières affectations. Un paradoxe à la française: là où il faut de l'expérience, on envoie des jeunots. Le résultat ne pouvait être que catastrophique. Et ne parlons même pas de bibliothèques dans les cités... C'est ainsi qu'on observe une catégorie sociale entièrement déconnectée du pays dans lequel elle vit. Et un gouvernement incapable de les comprendre et de s'adapter. Un exemple: 2005, émeutes dans les banlieues. Au plus fort des violences, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur et accessoirement attiseur de violences, annonce du haut de son arrogance et de son mépris affiché une mesure ayant pour but le retour au calme: désormais les émeutiers sont passibles d'une comparution à la cour d'Assise... Mais bordel ils ne savent même pas ce qu'est la cour d'Assise! Comment peut-on penser que cela les dissuadera de brûler des bagnoles??

     Pour résumer je pense que les jeunes de cités ont la rage, que cette rage est justifiée. Et qu'ils n'ont pas le bagage culturel nécessaire pour exprimer cette rage autrement que par la violence et par l'auto exclusion. Vous connaissez ce cliché? "Le rap m'a sortit de la rue". Il n'est en fait pas si ridicule que ça. Les rappeurs sont des créatifs qui utilisent des mots, ce faisant ils réussissent à exprimer tout ce qui les enrage. Et renient la violence (sauf lorsqu'elle est utile à leur image).

     Je ne chercherai jamais d'excuses à ceux qui sont responsable de tout ces maux, je veux juste expliquer ce qui les a engendré. Et vous faire comprendre que les responsables ne portent pas tous des survét' Lacoste mais parfois des costumes italiens hors-de-prix.
Alors c'est bien beau de critiquer, de faire un constat. Mais cela est inutile si on ne propose rien à la place. Voici donc, en avant-première, mes solutions pour régler le problème des banlieues difficiles(rien que ça...):
1) Mettre le paquet dans l'éducation. Débloquer des fonds, afin de pouvoir, à court terme, rétablir le niveau scolaire dans les cités et, à long terme, exploiter au maximum les ressources humaines, trop longtemps gâchées, qui vivent en HLM.
2) Favoriser l'accession à la culture. A coup de bibliothèques et de vulgarisation littéraire. Je rêve d'une télévision où passent des programmes culturels diffusés à des heures accessibles et surtout s'adressant à la jeunesse: pas de bobos grisonnants en chemise mauve qui affiche toute leur arrogance et leur inutilité latente (BHL est un bon exemple), mais plutôt des jeunes motivés qui expliquent dans un langage simple et avec des références populaires toute la beauté de la culture française.
3) Revaloriser ces jeunes: leur expliquer que oui, ils ont leur place dans notre société. Et qu'ils sont importants. Je sais bien que malgré les deux premières mesures, tout les wechs de France ne tenteront pas Science Po: il faut arrêter de dénigrer les métiers manuels, ceux du bâtiments, etc...
4) Adopter un discours politique adapté. Lorsqu'il y a des troubles, ne pas faire monter au créneau Michelle Alliot Marie (actuelle ministre de l'intérieur, cette fille est l'incarnation même de la "bourgeoise mal baisée", il ne lui manque plus que la pancarte "Je n'ai jamais eu d'orgasme de ma vie" autour du cou), mais quelqu'un qui va être écouté.
5) De la fermeté. Et oui, malgré toutes ces belles paroles, on ne parle pas d'anges. Notre système judiciaire est beaucoup trop laxiste envers la délinquance, et ils le savent! Si la loi ne leur fait pas peur, c'est simplement parce qu'ils savent que s’ils sont assez malin, elle ne s'appliquera pas à eux. Un exemple? Avant 18ans, nous sommes intouchables, un délinquant mineur n'aura aucun soucis juridique, ce qui ne l'incite pas à se ranger. Malgré tout, il faut une fermeté adaptée: pas d'amendes exorbitantes. Ils n'ont même pas de quoi payer le loyer, et il faudrait les foutre un peu plus dans la merde? Selon moi les amendes, en accentuant le besoin d'argent, incitent le délinquant à récidiver afin d'obtenir rapidement de quoi payer sa dette. Ce que je préconise, ce sont des peines de prison ferme. Encore une fois des peines adaptés: un emprisonnement court, voire très court, de une semaine à un mois, pas plus. Le but étant la prise de conscience: dans notre beau pays des droits de l'homme, les prisons font partie des pires au monde. Un court séjour en taule ne tuera pas le délinquant, mais lui fera prendre conscience de l'enfer qui l'attend s'il s'obstine dans l'illégalité. Bien entendu, cette sévérité s'appliquerait à tous: En taule les fils-à-papa chopés sous acide!

      Pour finir avec mon histoire, parce que c'est de là que tout a commencé, la Clio III est arrivée. Je leur ai dit au revoir, ils m'ont très poliment souhaité une bonne soirée. Et, alors que je chargeai mon sac dans le coffre de la voiture, un passant aux cheveux longs et à la barbe blanche passa devant eux:
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Hé bâtard elle est où toute la drogue que je t'ai commandé à Noël ?!?
Il lui faudra pas mal de reconnaissance, à celui-là...

 

Par Guillaume - Publié dans : Société
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Vendredi 4 janvier 2008

     Le premier article est tout naturellement consacré au Voyage au bout de la nuit(Premiére pubication en 1932, prix Renaudot), dont j'ai tiré l'intitulé du blog. Cette oeuvre est d'ailleurs un sujet adéquat pour inaugurer mes réflexions publiques. En effet Voyage au bout de la nuit est une oeuvre intemporelle, universelle et classique. Je ne prends donc pas énormément de riques à parler d'un livre sur lequel tout ou presque a déjà été dit.

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     Ce livre je l'ai découvert par un heureux hasard, au court d'un voyage(histoire de poser l'ambiance...). Je connaissais l'auteur par le biais d'un autre bouquin : Les bienveillantes de Jonathan Littell (Prix Goncourt 2006) dans lequel le héro, un haut gradé du 3éme Reich, narre ses frasques de jeunesse au sein de l'élite littéraire et antisémite Parisienne. Dont Céline faisait partie. Ainsi j'avais pris connaissance de la terrible vérité; Céline est un antisémite convaincu. Il se revendique lui-même comme étant "L'énnemi numéro 1 des juifs" (Lettre au docteur W.Strauss). Nous tenons là le début d'un probléme: Comment aborder la lecture d'une oeuvre écrite par un adhérant aux théses nazies?

     De Voltaire à Wagner, un grand nombre d'écrivains ou d'artistes que l'on considére aujourd'hui comme des génies se présentaient comme des antisémites convaincus. Et cela n'ote rien à la qualité de leurs ouvrages. Il faut parfois savoir faire fi d'un artiste pour en apprécier l'oeuvre. Il arrive que le génie littéraire prenne simplement le pas sur l'Homme. Et le talent s'exprime alors au-delà de l'absurdité des opinions. Dans la mesure où un livre ne véhicule aucun appel à la haine raciale, il serait absurde de l'ignorer. (Evidence malheureusement contéstée par certains...) C'est donc avec un certain discernement mais sans à prioris qu'il faut s'engager dans le Voyage au bout de la nuit.

     Et quel voyage! Ce livre narre le périple d'un jeune étudiant issu de la petite bourgeoisie: Ferdinand Bardamu. De la premiére guerre mondiale aux prémices de la seconde, on suit son chemin hasardeux en Afrique, aux Etats-unis, dans la banlieue parisienne, à Toulouse... Personnelement j'eus beaucoup de mal à me mettre dedans, en raison du style. Céline mêle l'argot au langage soutenu d'une façon atypique et déroutante. Il torturait les phrases et réinventait un parler populaire, torrentueux. A ce propos, l'auteur avait une technique particuliére: Il ecrivait chaque page dans une version classique, puis la retravaillait pour aboutir à une page dans le "Style Céline". Il disait lui même qu'il lui fallait écrire "Quatre-vingt mille pages pour arriver à faire huigt cents pages de manuscrit publiable." Passé un temps d'adaptation, la beauté de l'oeuvre vous saute littéralement à la gorge.

     Emprunte d'une terrifiante lucidité, l'écriture détruit cruellement les idéaux moraux telle que l'amour ou l'amitié . Le cynisme est omniprésent, et il parait tout à fait naturel tant l'expression, à la première personne, est claire. Céline utilise un jeu de représentation symbolique et d'images afin d'énoncer des vérités générales sur tout ce que la nature humaine a de désespérant. Par exemple la symbolique de la nuit annonce, dés le titre, le théme de la Mort, qui sera dailleurs présente tout au long du bouquin et de façon presque obsessionelle. Le pessimisme de Céline semble reposer sur le constat désenchanté d’un effondrement des valeurs (amour, travail…). Le roman nous propose une vaste interrogation sur l’Homme, à la manière de Balzac (à qui Céline vouait une vive admiration). La laideur et la noirceur du monde moderne sont un véritable leitmotiv. Il en résulte une oeuvre antimilitariste, anticolonialiste, anticapitaliste, montrant la face noire des Années folles et de la modernité. Elle s’élève contre l’ordre social, adopte le point de vue des laissés-pour-compte et des victimes. Elle souligne les absurdités autant que les injustices, l’universalité de la pauvreté, et le mépris de la personne humaine. J'ajoute que jamais la conception douteuse qu'avait Céline de l'égalité des races ne suinte à travers ses mots.

     Pour définir en une phrase Voyage au bout de la nuit, je citerai le critique littéraire Gaétan Picon qui parle d'"Un des cris les plus insoutenable que l'homme ait jamais poussé." Pour le définir en un mot, j'emploirai "Vertigineux".
 
     Voilà donc un livre que je ne saurai trop conseiller. Tant pour les amateurs de grande littérature que pour ceux qui n'y trouve aucun intérêt. Plus qu'un livre, c'est une expérience qu'il faut tenter. Vous vous en trouverez transformé, assurément. Je n'exagérerai qu'à peine en vous affirmant que chaque page contient au moins une phrase qui mériterait d'être citée ici. Vous faire une liste, a fortiori non-exhaustive, de citations dignes d'intérêt n'aurait donc aucune utilité. C'est pourquoi je me contenterai de celles qui me tiennent à coeur:

"l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches"

"On est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté. "

"Quand on a pas d'imagination, mourir, c'est peu de chose, quand on en a, mourir c'est trop. "

"Invoquer sa postérité, c'est faire un discours aux asticots."

"Tout est permis en dedans [ de soi-même]. "

"Si les gens sont si méchants, c'est peut-être seulement parce qu'ils souffrent, mais le temps est long qui sépare le moment où ils ont cessé de souffrir de celui où ils deviennent un peu meilleurs."

 "A-t-on jamais vu personne descendre en enfer pour remplacer un autre ? Jamais. On l'y voit l'y faire descendre. C'est tout. "

"La vie c'est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit."

 

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     J'espére sincérement vous avoir donné envie de faire partie du voyage, c'est en tout cas tout ce que je vous souhaite. Afin que vous puissiez vivre comme je l'ais vécue une oeuvre qui deviendra vôtre. Car je suis convaincu que certains livres, certains tableaux, morceaux, ou encore certaines sculptures ne doivent pas, conceptuellement, être cantonnés à un simple objet ou uniquement au fruit du travail d'un homme. Mais comme une entité indépendante, donnant lieu à différentes visions, différentes interprétations. De ce fait nous ne pouvons considérer Voyage au bout de la nuit comme l'oeuvre exclusive d'un antisémite mais plutôt comme un théme universel que nous devrions nous approprier afin qu'il devienne bien plus qu'un livre: Mais notre livre. Voyage au bout de la nuit est née d'une succession d'émotions, de visions, de rages et d'interprétations, Céline n'a fait que mettre des mots sur celles-ci afin que nous, lecteurs, soyons capable de les entrevoir. Ces émotions deviennent alors les nôtres. Et Céline s'éfface pour nous permettre de vivre pleinement le chef d'oeuvre. Le fait que nous vibrions avec Bardamu, que nous ressentions avec lui chaque injustice, chaque désillusion fait, qu'aprés tout, nous devenons Bardamu, et son histoire devient notre histoire. Je peut facilement illustrer mon propos par cette belle parabole: "Il y avait un sculpteur qui avait fait une magnifique sculpture. Lorsque ses amis sont venu le féliciter pour son travail, il répondit humblement que la sculpture a toujours était là, qu'il n'avait fait que dégager toute la pierre autour." Rambo

     Selon moi un artiste, et en particulier un écrivain, ne fait qu'utiliser son talent pour illustrer des émotions, des impressions universelles. Et ce afin que nous puissions les retrouver autrement que par l'expérience(parfois particuliérement déplaisante) et ainsi nous transcender. Voila pourquoi je considére qu'une oeuvre s'assimile, avant tout, à une émotion. L'oeuvre est alors indépendante de l'artiste, et son don devient le fantastique intérmédiaire entre vos émotions et vous. 

Par Guillaume - Publié dans : Littérature
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Jeudi 3 janvier 2008
     anti_bug_fBonsoir,Bonsoir,
    Si vous lisez ces lignes, c'est que vous êtes assez bête pour vous intéresser à un blog qui porte un nom si pompeux. Parfait! Vous vous entendrez peut-être avec celui qui l'a crée. C'est-à-dire moi. Enchanté, je m'appelle Guillaume.

Les présentations étant faites je me dois d'introduire ce blog. Entreprise délicate ne sachant pas moi-même dans quoi je m'engage! Procédons avec méthode, commençons par le titre.

     Il est tiré du Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline. Vous citer le passage entier n'aurait aucune utilité car je compte littéralement sortir cette expression de son contexte, j'ai par ailleurs perdu la page. "Le Temps Humain" résume assez bien ma conception de la place que nous tenons dans l'histoire terrestre. Chronologiquement il y eut: "Le Temps du Rien", "Le Temps du Pas Tout a Fait Rien Mais Bon Presque Quand Même" (...) "Le Temps Des Dinosaures", "Le Temps Du PLus-De-Dinosaures" (...) "Le Temps Humain". Ce dernier porte d'ailleurs bien d'autres noms, comme "Le Temps Du Grand N'importe Quoi".

     Enfin ce qui est à retenir, selon moi, est le paradoxe évident qui réside dans le fait que nous aurons le reigne terrestre le plus court, et pourtant le plus dévastateur. Ce n'est en somme qu'un mauvais moment à passer pour notre planète. Finalement le Temps Humain a beau être ce qu'il est, il ne durera qu'un temps. Et nous finirons bien par débarrasser le plancher. (Je pense cependant que nous fermerons la porte en sortant.) Voila donc la matiére de ce blog: Notre Temps, notre époque. Ce que nous avons fait, ce que nous ferons. 

     Bien maintenant le but du blog. Faisons simple. Je ne compte pas m'étendre outrageusement sur ma petite vie, ni vous bassiner des pages entiéres à propos de ma petite personne. Ces pages existent uniquement car je désire partager un minimum mes idées, remarques, impressions et théories sur des sujets variées. Politique, culture, sciences, philosophie(pas trop quand même.) et cetera... Tout cela au gré de l'actualité, de mes envies, de mon humeur du moment. Et sans tenir compte de certaines régles de bon sens. Il y aura aussi bien des billets concernants tel ou tel génocide pour noël, ou encore un fusillage en régle de la Tektonik au lendemain d'une éléction présidentielle.

     A propos des commentaires, libre à vous d'en ajouter ou non. J'apprécierai cependant que celles et ceux qui n'adhérent pas, qui trouvent la moindre chose à réfuter, ou qui me trouvent simplement insupportable, le fasse savoir. La remise en question étant la meilleure façon de faire évoluer mes idées. Prévenez moi aussi si un article vous paraît incompréhensible, j'aurai sûrement mal formulé mes propos. Et cela risque fort d'arriver. La clarté étant la première des politesses, je modifierai illico l'article ou alors me moquerai allégrement de vous, cela en fonction de mon humeur.

     Il me semble avoir fait le tour de la présentation. Merci et bonne lecture!

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Par Guillaume - Publié dans : Divers
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